Transition énergétique, la vraie et la fausse …

Pardonnez mon cynisme, mais j’ai peur que ce ne soit rien d’autre qu’une justification bidon pour un plan de relance paléo-keynésien. Les économistes qui martèlent la nécessité d’une telle transition appartiennent à une certaine école d’économie bien particulière. Et tous ne peuvent tenir plus de 10 secondes sans ajouter « … et ça créera des emplois ! » Ils ne sont pas réellement intéressés par une quelconque réduction des émissions de CO2, mais obsédés par un plan de relance qu’ils n’arrivaient plus à justifier. Ne vous y méprenez pas, cela n’a rien à voir avec une quelconque science climatique, ce n’est rien d’autre qu’un plan de relance de l’emploi.

Frédéric Bastiat (1801-1850) s’en retournerait dans sa tombe : cassons la vitre (les centrales nucléaires qui marchent parfaitement bien) pour donner du travail aux fabricants de vitres (le lobby éolien), le tout alimenté par des forts déficits publics bien entendu, sinon ce ne serait pas drôle. C’est vraiment difficile de prendre les keynésiens au sérieux lorsque eux-mêmes sont incapables de tenir un discours qui tienne la route scientifiquement.

Les climatologues sont formels : l’ennemi numéro 1 sont les énergies fossiles, avec le charbon en tête, qui causent des milliers de morts chaque année à elles seules. Là où la mémoire des écologistes est très sélective, c’est que les scientifiques sont aussi formels sur le point suivant : la transition énergétique ne se fera pas sans l’appui de la technologie nucléaire. Le but n’est pas de passer du nucléaire aux renouvelables, mais bien de se défaire du charbon, du pétrole et du gaz. L’Allemagne, pointée comme exemple de pays ayant engagé une telle transition, a dépensé des dizaines de milliards dans un plan qui, au final, a surtout réduit le nucléaire au profit d’une énergie chère et imprévisible. Le charbon ? De toutes les énergies fossiles, elle se distingue car sa consommation a moins baissé par rapport aux autres. Si le but de la transition allemande était de réduire les émissions de CO2, c’est un fiasco total.

Oui, l’environnement est une cause très sérieuse, qui mérite beaucoup d’attention. C’est la raison pour laquelle je pense que la meilleure chose que l’on puisse faire pour l’environnement est de s’assurer que les Ségolène Royal restent en-dehors de ces questions.

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