Emissions sonores d’un parc éolien. Puissance sonore, écart en décibels et perception acoustique. Le cas du parc de St-Brais (CH-JU).

 

J-Bernard Jeanneret

Le parc éolien de Saint-Brais a souvent défrayé la chronique à cause de nuisances sonores dénoncées par les habitants du village et minimisées par l’exploitant du parc et Suisse-Eole. Durant été 2017, des dentelures ont été installées sur le bord arrière des pales pour réduire le taux de turbulences de l’air et diminuer les émissions sonores. Mais un bridage de la machine la plus proche du village a été supprimé. Les polémiques ont persisté. Les habitants disent n’avoir perçu que peu ou pas d’amélioration alors que Suisse-Eole et les promoteurs laissent entendre que le bruit est diminué de moitié. Cette note tente de clarifier les points litigieux.

Une note accessible ici : note_bruit tente de clarifier les points litigieux. On y trouvera les relations entre quantités physiques et acoustiques nécessaires. Le cas de Saint-Brais est discuté en détail, à la lumière d’une étude et de mesures sonométriques récentes qui ont permis de quantifier les changements d’émissions.

L’installation de dentelures à remplacé un bridage nocturne par vent fort, pour un bilan d’émission sonore essentiellement nul. 

En conclusion, alors que Suisse-Eole laisse croire à une réduction de nuisance sonore d’un facteur deux, nous montrons que ce n’est pas le cas.  L’installation de dentelures à remplacé un bridage nocturne par vent fort, pour un bilan d’émission sonore essentiellement nul. 

Et si la différence avec et sans dentelures (hors bridage) est bien une réduction de puissance sonore d’un facteur deux, le niveau sonore perçu par l’oreille humaine n’est diminué que de 19% par sa nature non-linéaire.

Le seul gain de l’opération est la disparition du bridage qui augmente la production du parc. C’est au bénéfice de l’exploitant du parc, ce qui n’est pas illégitime. Mais pas à celui des habitants comme ses dirigeants et Suisse-Eole le laissent croire.

 

Publié dans Energie éolienne, Rapports et études | Laisser un commentaire

Prof Dr Christian Lovis HUG : le génome c’est comme l’atome…

Je pense que la génétique c’est comme l’atome, et c’est comme beaucoup d’autres choses, ce n’est pas bon ou mal en soi, c’est ce qu’on en fait qui est bon ou mal. On peut en faire un bien gigantesque pour l’humanité, ou on peut en faire un mal gigantesque pour l’humanité… 

prof.dr christan lovis hug

Forte parole que cette déclaration du Prof. Dr. Christian Lovis des HUG entendue ce 3 janvier 2019 sur l’émission Vacarme de la RTS.

Lire la suite

Publié dans Non-catégorisé | 1 commentaire

Un manifeste en 10 points pour sauver l’approvisionnement électrique de la Suisse

Carnot • Cournot • Netzwerk     Carnot • Cournot • Netzwerk

Un approvisionnement électrique sûr et stable – une marque d’excellence de notre Pays – ne pourra plus être assuré en suivant l’actuelle Stratégie énergétique 2050. Dans un Manifeste en 10 points, le Think Tank Carnot-Cournot-Netzwerk propose des solutions constructives et concrètes, indispensables pour réorienter notre politique énergétique.

Lire la suite

Publié dans Articles de presse, Politique, Stratégie Energétique 2050 - Vote 21 mai 2017 | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Le nucléaire, spécialité française

Une « première » nucléaire ne rencontre que le silence assourdissant des médias…

Le savoir-faire français s’exporte. Mais lorsqu’il s’agit de nucléaire, mieux vaut le taire.

Nous reprenons volontiers ici l’article publié le 2 novembre 2018 par Michel Gay dans Contrepoints.

Le premier réacteur de « troisième génération +» (EPR) connecté au réseau dans le monde est d’origine française. Il a atteint sa pleine puissance le 30 octobre 2018 dans le silence assourdissant des  grands médias. Seraient-ils gênés par un succès français, surtout en Chine ?

Lire la suite

Publié dans Articles de presse, Electricité, Production d'électricité | Tagué , | 1 commentaire

Le courant électrique vient à manquer

Le 23 août 2018, le journal allemand Die Welt a publié un article percutant :

Der Strom geht aus — Deutschland rechnet mit der Hilfe des Nachbarländer. Das wird nicht funktionieren.

Malgré des capacités importantes en nouvelles sources d’énergie renouvelables (REN), comme l’éolien et le photovoltaïque, l’Allemagne va au-devant d’un manque de garantie d’approvisionnement national du fait de la disparition programmée à la fois prochainement (2022) de l’énergie nucléaire et progressivement de celle du charbon (lignite et anthracite). Ces technologies thermiques de production d’électricité avec des centrales de grande puissance sont seules à même d’assurer une puissance de base en ruban.

Une surcapacité existante ou future en puissance globale (en gigawatts, GW) grâces aux REN (des puissances simplement additionnées les unes aux autres, sans tenir compte de leurs facteurs de charges disparates) ne signifie pas encore une puissance garantie, disponible à chaque instant. En conclure qu’il suffira de s’approvisionner auprès des pays voisins est illusoire, car chaque pays est en train de faire le même raisonnement : compter sur ses voisins pour pallier les intermittences de ses productions nationales par les REN installées dans le pays. En un mot, il n’y aura progressivement plus de surcapacité au plan européen si l’on renonce au nucléaire et au charbon. Seulement pour les centrales à charbon de toute l’Europe, on prévoit que les 150 GW actuels se ramèneront à 105 GW en 2025 et à 55 GW en 2030.

Il manquera partout en Europe des centrales avec une capacité de puissance garantie pour combler les lacunes des REN, en premier lieu en hiver lors des longues nuits et des longues semaines sans vent et avec un faible ensoleillement. Il ne restera qu’à construire des centrales à gaz, dont personne ne veut assurer le financement risqué (à cause d’une utilisation discontinue au gré des REN)… et, en plus, à être par là entièrement dépendant du gros ou des petits fournisseurs de ce précieux méthane.

Lire l’article original en allemand

Voir ici le tableau complet correspondant aux graphiques ci-dessus

Publié dans Articles de presse, Electricité, Production d'électricité | Tagué , , | Laisser un commentaire

Le nucléaire est-il une énergie décarbonée ?

Auteur de Le mythe des énergies renouvelables (L’Artilleur, Paris, 2017, 315 pages), Rémy Prud’homme a publié cet article le 19 juillet 2018 sur le site Contrepoints.

Le nucléaire est beaucoup plus décarboné que les renouvelables.

Par Rémy Prud’homme.

On considère généralement que l’électricité d’origine nucléaire, éolienne et photovol-taïque ne rejette pas de CO2. Cela est vrai au stade de la production d’électricité à partir de ces installations. Mais la fabrication des composants (turbines éoliennes, panneaux photo-voltaïques, cuves nucléaires), leur transport (la plupart des panneaux sont importés de Chine), la construction des installations (qui mobilise beaucoup de béton pour le nucléaire et l’éolien) et la mise à disposition du combustible (extraction, transport, traitement, dans le cas du nucléaire), ainsi que le démantèlement des installations donnent également lieu à des rejets de CO2 qui peuvent et doivent également être pris en compte. On parle alors de rejets liés au « cycle de vie » de A à Z de la technologie considérée.

Lire la suite

Publié dans Articles de presse, Electricité | Tagué , | 5 commentaires

Parc éolien de Gries : conclusions renforcées par de nouvelles données

J-Bernard Jeanneret,  juillet 2018

Après la publication de notre papier “La très chère production éolienne de l’ Office Fédéral de l’Energie : le parc de Gries.” [ref 1], le journal Le Temps a exploré le sujet sous la plume de Bernard Wuthrich le 18 juin [ref 2]. On ne peut qu’apprécier positivement l’équilibre de l’article. Mais on y lit un argument de René Lemoine, chef du projet Gries-II, qui demande ré-examen. Nous jugions peu raisonnable l’installation d’une machine en aval du barrage, il rétorque l’inverse :

l’ensemble du site a été mesuré et modélisé en 3D afin d’estimer l’effet du barrage, qui est bien connu et exactement contraire à celui argumenté par Jean-Bernard Jeanneret. Le barrage canalise le vent et permet à l’éolienne qui se trouve juste en aval de bonnes performances en cas de vent du sud ”.

M. Lemoine oublie ici que notre argument visait à expliquer pourquoi la production mesurée du parc n’est pas de 13 GWh/an comme annoncé en 2014 lors de l’acceptation du dossier de l’extension du parc, mais de seulement 7.8 GWh/an. Il escamote ce point essentiel de la discussion. Mais sans informations additionnelles, il nous était difficile d’être plus précis. Lire la suite

Publié dans Electricité, Energie éolienne, Energie éolienne, Politique, Production d'électricité | 1 commentaire