Que pensons-nous ?

– de l’information que reçoivent les citoyens
Les informations qui alimentent le débat politique sur l’énergie sont souvent éloignées des faits tels que nous les connaissons. Deux causes principales à cela :

  • d’une part, une désinformation due à des positions idéologiques relayées par des partis politiques et des ONG, engagés dans leur combat contre le nucléaire, mais aussi parfois par des administrations qui agissent de manière militante et politicienne,
  • d’autre part, un silence regrettable du côté de ceux qui détiennent des connaissances et des responsabilités. Ce silence s’est aggravé depuis les événements de Fukushima : on n’entend plus ni l’industrie électrique, ni le milieu académique (les Hautes Écoles, le monde de la recherche, les Académies suisses des sciences) qui sont pourtant les centres d’activité au bénéfice de la meilleure expérience et des meilleures connaissances du domaine de l’énergie dans notre pays.

Dans ces conditions, comment le public peut-il former son opinion librement ?
Comment la démocratie peut-elle prendre des décisions valables ?

Cette situation est de plus aggravée par les médias qui contribuent, par leurs sympathies a priori, au déséquilibre de l’information.

 

– de la « Stratégie énergétique 2050 » (SE2050) suisse et des écueils manifestes rencontrés par l’« Energiewende » allemande

Nous relevons un manque flagrant d’informations au sujet des conséquences de la SE2050 et nous voulons contribuer à le combler.

Nos analyses en continu de la politique suisse nous incitent à nous prononcer au fur et à mesure sur les documents officiels fournis par les autorités, sur les règlements prévus, sur les ordonnances prises, sur les projets de modifications de lois en cours au Parlement fédéral ou dans les Cantons, ainsi que sur les publications de la presse spécialisée ou quotidienne qui ont trait à l’énergie et aux perspectives énergétiques, et qui conditionnent la politique et la stratégie énergétiques en Suisse.

Voir : Manifeste pour une politique énergétique rationnelle et Débâcle de la production électrique suisse

L’exemple de l’Allemagne et de son « Energiewende » est non seulement souvent cité comme référence, mais a certainement joué un rôle important dans les décisions prises en Suisse.

C’est pourquoi il entre dans nos vues de dénoncer l’Allemagne en tant qu’un authentique contre-exemple, car en renonçant au nucléaire, et bien qu’augmentant la part des sources renouvelables, ce pays a surtout accru son recours au lignite et à l’anthracite pour produire son électricité, au lieu de diminuer l’implication des agents fossiles dans son mix énergétique. Le prix de l’électricité en Allemagne est de plus du double de celui des pays voisins.

 

– du rejet de l’énergie nucléaire
La politique énergétique, telle que concrétisée dans la perspective des quarante prochaines année par la « Stratégie énergétique 2050 » publiée par le Conseil fédéral, se base sur un seul et fondamental parti-pris ou a priori : le rejet de l’énergie nucléaire. Le Conseil fédéral a annoncé ce renoncement à l’énergie nucléaire en mai 2011, puis celui-ci a été discuté par le Parlement, mais il n’est pas encore entériné par le Peuple.

Ce renoncement se fonde sur une décision précipitée, à notre avis, prise à la suite du tsunami de Fukushima et de l’accident nucléaire qui en est résulté, et cela bien avant que le Conseil fédéral n’ait en mains les résultats des analyses effectuées par notre autorité nationale responsable de la sûreté nucléaire du pays, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN/ENSI).

Ces analyses ont pourtant été faites à la demande expresse du Conseil fédéral, et leurs résultats auraient au moins dû être attendus avant toute prise de décision. Ceux-ci auraient en effet dû servir de base pour se prononcer sur d’éventuelles modifications de notre politique énergétique et de notre recours à l’énergie nucléaire.

Cela n’a pas du tout été le cas, et le Conseil fédéral s’est littéralement précipité « tête baissée » dans une décision de renonciation à l’énergie nucléaire prise avec éclat, mais qui reste irréfléchie à nos yeux.

En ultime analyse, nous constatons que c’est un évident sentiment de peur qui a alors prévalu. Toutes les démarches qui s’ensuivirent, d’une part, pour décider de renoncer à la poursuite des projets de remplacement de nos 5 centrales nucléaires par 3 centrales nucléaires plus modernes, projets alors déjà mis en route depuis plusieurs années, et, d’autre part, pour écarter tout prochain recours à la technologie nucléaire, fût-elle intrinsèquement sûre, sont fondées sur cette peur. Or on sait que la peur est mauvaise conseillère ; c’est manifestement elle qui l’a emporté pour une majorité du Conseil fédéral.

Nous regrettons cet état de fait et nous faisons part publiquement de notre grande réserve vis-à-vis de cette prise de décision hâtive.

 

– de l’influence de l’homme dans les changements climatiques
La Conférence de Copenhague sur le climat de 2009 a été un cuisant échec. Elle a été même plus que cela, elle a marqué la fin d’une forme d’impunité en matière de prophétie climatique. Et, s’il est vrai que les émissions de CO2 n’ont cessé d’augmenter, voilà plus de 17 ans que la Terre ne semble plus se réchauffer. La bombe climatique se fait attendre…

À ce jour, les climatologues du GIEC invoquent plus de 50 raisons pour expliquer ce « hiatus », cette panne d’effet de serre !

Quant aux signes avant coureurs du « grand dérèglement », ces phénomènes météorologiques extrêmes, même le dernier rapport du GIEC de septembre 2013 avoue ne pas pouvoir établir de lien de cause à effet.

Si le ridicule tuait, une science climatique digne de ce nom pourrait se redéployer, ne serait-ce qu’en bénéficiant d’une redistribution de crédits, actuellement vainement engloutis dans ce vaste projet de « politique assistée par ordinateur ».

En attendant que nos modèles climatiques se perfectionnent, la question climatique mérite mieux que des affirmations prématurées et trompeuses, et qu’un catastrophisme qui relaie et ressasse le message « de l’urgence à agir avant que ce soit trop tard » pour enrayer les changements climatiques…

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