Un important rapport vient de paraître :
L’énergie nucléaire et le futur système énergétique suisse : une analyse par modélisation technico-économique – Livre blanc conjoint de l’ETH Zurich et du PSI, 29 juin 2026, 39 p.
À décharger ici en version française.
Retenons déjà un élément de conclusion :
«Nous constatons que le déploiement de nouvelles capacités nucléaires dépend largement de deux décisions politiques : 1° l’octroi au nucléaire, par le gouvernement, d’un soutien politique similaire à celui dont bénéficient les énergies renouvelables, et 2° l’octroi par le gouvernement d’un soutien financier supplémentaire permettant de réduire les risques d’investissement dans le nucléaire par le biais de garanties de prêt (ou de mesures exerçant un effet comparable), ce qui se traduirait par une baisse du WACC. » (p. 31)

Oui… Mais la neutralité carbone est illusoire. Ce but de l’UE ne sert à rien !!!
Que voulez-vous dire ?
Ne vaut-il pas mieux produire des kWh avec le moins possible d’émission de CO2 ?
Cela montre bien que le nucléaire a besoin d’un soutien financier et ne sera donc pas rentable…
Il en est déjà de même des énergies renouvelables qui ne sont pas rentables sans subventions.
Lisez l’article précédent qui compare le nucléaire et l’éolien, ce dernier étant plus de deux fois plus cher.
À ce jour, les énergies renouvelables en Suisse ont reçu, de 2009 à 2025, plus de 6,3 milliards de francs de subventions diverses (rétribution à prix coûtant du courant injecté, RPC, dès 2009, rétribution unique, RU, dès 2014, et système de rétribution de l’injection, SRI, dès 2018), soit en moyenne une subvention de 15 ct par kWh produit, ce qui représente bien plus que le coût du kWh produit à Gösgen (4,4 ct/kWh en 2024 et 10,1 ct/kWh en 2025, du fait du long arrêt de la centrale de dix mois, du 24 mai 2025 au 23 mars 2026).