Doris Leuthard dans la NZZ sur sa politique énergétique

Leuthard DorisLa Conseillère fédérale Doris Leuthard s’est exprimée le 5 mai dernier dans la NZZ sur sa politique énergétique. Après les déclarations d’échec de l’Energiewende allemande par le vice-chancelier Sigmar Gabriel, on attendait une réaction de Mme Leuthard. Mme Leuthard persiste et signe dans un article creux qui annonce que le futur de l’électricité se résume à additionner Internet et des compteurs intelligents (smart grid) !

Doris Leuthard ne mentionne pas Sigmar Gabriel explicitement, mais on peut penser que cette petite phrase de son article « La politique et la société feraient bien de ne pas annoncer la mort du tournant énergétique et de continuer résolument sur la voie engagée. » y fait indirectement allusion. Par ailleurs le 5 mai elle ne pouvait pas ignorer les déclarations de Sigmar Gabriel. Il y a quelques perles dans ce morceau de bravoure politicienne.D’abord notre ministre de l’énergie y affirme péremptoirement « il n’y a pas d’alternative… ». Vraiment ? Pourquoi alors un débat ?

La Stratégie Energétique 2050 consiste en gros à faire de l’électricité avec des taxes et des interdictions. L’alternative est simple : la faire avec des turbines et de l’énergie en amont, et en suffisance, à bas prix et enfin de manière favorable à l’environnement. C’était jusqu’à aujourd’hui la politique pratiquée. On peut comprendre que Mme Leuthard ne puisse pas faire un tel aveu. Mais en annonçant que la sécurité d’approvisionnement en électricité sera essentiellement basée sur deux piliers, Internet et les compteurs intelligents (smart grid), on se pince pour être sûr de ne pas rêver.

Internet ne produit pas d’énergie.

Quant aux compteurs intelligents du smart grid, ils méritent une petite explication. Il y a toujours eu de fortes variations de la consommation au cours des jours et des saisons. Une des principales difficultés du métier d’électricien est précisément d’ajuster la production de ses diverses centrales et le transport des kWh à ces fluctuations. Le recours massif à des énergies aléatoires comme le solaire et le vent ajoute à cette ancienne difficulté une nouvelle : les variations encore plus fortes de la production de ces énergies, voire leur absence prolongée de production. Leur stockage est en bonne partie irrésolu et promet d’ajouter encore des coûts importants. Alors on veut nous faire croire qu’en remplaçant les compteurs actuels, qui se contentent d’additionner les kWh consommés par des compteurs dits « intelligents », qui afficheraient la consommation et le prix instantané de l’énergie, le problème de maîtriser les écarts entre pointes et creux de production, comme de consommation, serait résolu magiquement. Comme si le consommateur qui veut enclencher une perceuse ou un aspirateur allait passer son temps les yeux rivés sur son compteur pour décider du bon moment pour se servir de ses outils. En fait il y a bien quelques rares outils qu’on peut enclencher en fonction des « souhaits » du réseau, ce sont les boilers électriques et les chauffages à accumulation. Ces appareils-là, la nouvelle politique énergétique veut les interdire. Les réseaux intelligents sont devenus une recette incantatoire et incontournable, mais on ne voit pas bien comment ils vont résoudre les problèmes créés par la nouvelle politique énergétique.

Mais lisez plutôt l’article de Doris Leuthard.

 

L’avenir énergétique dépendra de réseaux intelligents

Point de vue de la conseillère fédérale Doris Leuthard, Neue Zürcher Zeitung, 05.05.2014

Dans un monde interconnecté en rapide croissance, le marché de l’énergie s’est internationalisé. Nous pouvons garantir la sécurité de l’approvisionnement à condition de renoncer à nos illusions d’autarcie. Il faut à cette fin une politique nationale de l’énergie encourageant le développement continu des énergies renouvelables indigènes et l’amélioration du rendement énergétique. Il faut en plus des marchés interconnectés à l’échelle internationale en mesure de distribuer l’énergie en ménageant les ressources au moyen d’une infrastructure commandée par des systèmes informatiques jusqu’à l’échelon du consommateur: une sorte de World Wide Energy Web.

Au cours des 100 dernières années, la politique de l’énergie était nationale – du moins dans le secteur de l’électricité. Pendant ce temps, notre population est passée de 3,3 à plus de 8 millions d’habitants et la consommation d’énergie finale a augmenté de 100 000 à plus de 900 000 térajoules. Si nous sommes parvenus à gérer cette augmentation, c’est uniquement grâce à l’importation d’électricité, de carburants et de combustibles fossiles. Nous couvrons aujourd’hui près de 80 % de nos besoins par des importations.

Ce modèle est devenu obsolète. La population et le nombre des consommateurs ne cessent d’augmenter dans le monde entier. Il faut s’attendre à ce que la consommation mondiale d’énergie augmente de près d’un tiers au cours des vingt prochaines années, notamment sous l’impulsion des régions économiques émergentes. Il faudra par conséquent, selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), investir 38 milliards de dollars dans l’infrastructure énergétique d’ici 2035.

Cela étant, les flux du commerce international de l’énergie se déplaceront. Alors que la Chine devrait devenir le principal importateur de pétrole, l’Inde occupera le premier rang pour les importations de charbon. Suite à la découverte de nouveaux gisements de gaz et grâce à l’extraction du gaz de schiste par fracturation hydraulique (fracking), les Etats-Unis parviendront à couvrir eux-mêmes leurs besoins énergétiques. Le prix du gaz y a déjà baissé de moitié, alors qu’il est nettement plus élevé en Europe. Cette évolution favorise la réouverture d’anciennes centrales à charbon déjà amorties, qui constituent désormais le mode de production d’électricité le plus rentable. Le recours au charbon est encore favorisé par les bas prix des certificats de CO2, une hausse de ces derniers n’ayant pas trouvé grâce devant le Parlement européen, qui ne veut pas porter préjudice à l’économie ni étouffer dans l’œuf les prémices d’une croissance dans l’UE.

Il faut maintenant que les pays du Vieux-Continent anticipent ces évolutions et évitent de se mettre mutuellement des bâtons dans les roues. Nous devrons aussi contribuer à des solutions au niveau international, chaque pays présentant des avantages différents dont notre continent devra tirer parti s’il entend conserver son attrait économique.

Nous pourrons faire face à cet enjeu en poursuivant résolument la politique que le Conseil fédéral a présentée dans sa Stratégie énergétique 2050 comme objectif à long terme. De plus, de concert avec les milieux politiques et en collaboration avec l’économie numérique, le secteur de l’énergie devra mettre en place ce que l’économiste américain Jeremy Rifkin a appelé un « Internet de l’énergie », c’est-à-dire la mise en réseau de l’ensemble de la production, du transport et de la consommation géré par des systèmes informatiques.

Dans cette perspective, le monde aura besoin d’une architecture énergétique fondée sur deux piliers:

  • des politiques énergétiques nationales contribuant à améliorer le rendement et à réduire la consommation,
  • une infrastructure internationale « intelligente » susceptible d’optimiser et de connecter la production, le transport et la consommation compte tenu de la volatilité de la production d’électricité et de celle, croissante, des prix négociés aux bourses de l’électricité en exploitant et en mettant en réseau les ressources informatiques mondiales.

Selon le Conseil mondial de l’énergie, notre politique et notre approvisionnement énergétiques figurent en tête de classement: nous gaspillons peu d’énergie et nos pertes dues au transport sont minimes. Grâce à l’énergie hydraulique et aux centrales de pompage-turbinage, nous pouvons nous appuyer sur une production d’énergie à partir de sources renouvelables sans causer d’importants dégâts collatéraux à l’environnement. Nos perspectives sont bonnes, mais nos entreprises vont au-devant d’importantes restructurations indépendamment des décisions politiques. Car en Suisse, rien n’a encore bougé. Aucune centrale nucléaire n’a été mise hors service ni aucune loi adoptée.

Il faut donc que nous cessions de rêver d’autonomie en matière d’approvisionnement. C’est pourquoi nous cherchons dès maintenant à créer des réseaux internationaux. Nous importons du pétrole, du gaz et des carburants provenant de plusieurs sources. Nous misons sur des partenariats énergétiques avec une brochette de pays triés sur le volet, sur des coopérations avec les meilleures universités dans le domaine de la recherche – la Suisse pouvant notamment compter sur ses écoles polytechniques fédérales.

Voici les étapes de la mise en place d’une infrastructure énergétique d’avenir:

  • Le Conseil fédéral a adopté en septembre 2013 le message relatif au premier paquet de mesures de la Stratégie énergétique 2050.
  • La Stratégie Réseaux électriques est adoptée et sera mise en consultation à l’automne 2014.
  • Le Parlement a décidé d’augmenter les aides accordées pour les énergies renouvelables, ce qui nous permet depuis le 1er janvier 2014 de réduire la liste d’attente pour l’octroi des subventions RPC.
  • Le Parlement a approuvé l’allocation de 200 millions de francs supplémentaires à l’innovation et à la recherche.
  • La Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil national délibère actuellement de la Stratégie énergétique 2050 et de deux initiatives populaires.

Nous devrions maintenant encourager tout ce qui contribue à améliorer notre efficacité énergétique et à réduire la consommation.

Ces mesures doivent être prises à trois niveaux:

  • au niveau politique, par l’élaboration de prescriptions transparentes et applicables permettant notamment de simplifier les procédures d’autorisation,
  • au niveau des quelque 800 entreprises d’approvisionnement en énergie, qui se muent de simples vendeurs en véritables prestataires en électricité, mais dont les procédures restent encore parfois inefficaces,
  • au niveau des consommateurs qui peuvent fournir une contribution, par exemple en réglant correctement le chauffage et le chauffe-eau, en tenant compte de l’étiquetteEnergie lors de l’achat d’appareils électroménagers ou de voitures et en assainissant les bâtiments.

Dans ce domaine précisément, le potentiel est considérable: près de 80 % de toutes les maisons ont une quarantaine d’années, voire davantage. L’isolation étant mauvaise, la consommation d’énergie reste élevée. La Suisse importe chaque année 4,5 millions de tonnes d’huile légère et 3 millions de mètres cubes de gaz naturel, dont 43 % servant au chauffage s’évaporent par la cheminée. Au même titre que les déductions fiscales, le programme Bâtiments, lancé par la Confédération et les cantons et de durée limitée, a pour but d’inciter les propriétaires à rénover leurs bâtiments.

La situation du marché de l’électricité est quant à elle plus compliquée. La distorsion notoire du marché au sein de l’UE, due aux importantes subventions et aux surcapacités, a bouleversé les modèles commerciaux en Suisse. En été, en cas de fort ensoleillement ou de forts vents à midi, le marché est submergé d’électricité. Les centrales de pompage-turbinage ne peuvent alors plus vendre aux heures de pointe leur courant au prix fort. Les surcapacités font chuter les prix et la production en Suisse subit la pression des coûts élevés de production.

Or, cette situation n’est guère appelée à évoluer. Alors que, en 2008, le kilowatt-heure (kWh) était encore négocié à 10 centimes à la bourse, il se négocie dès maintenant à 4,2 centimes pour l’année 2020. Dès lors, les exploitants de centrales hydrauliques, confrontés à des difficultés particulières, rechignent à investir en Suisse plutôt que dans l’UE. Il serait toutefois désastreux de nous croiser les bras en attendant des jours meilleurs. Les investissements dans les centrales de pompage-turbinage comme celles de Linth-Limmern ou de Nant de Drance sont nécessaires. En effet, à long terme, il faudra que l’ensemble du continent soit doté de capacités de stockage et de réserves de réglage pour faire face à la volatilité croissante de la production d’énergies renouvelables. L’énergie hydraulique et l’énergie par pompage sont des techniques d’avenir. Faut-il toutefois ouvrir le robinet des subventions étatiques pour les stabiliser? Concurrentiels, nous le serons en disposant d’un marché bien organisé où tous les pays peuvent faire valoir leurs atouts. Et nous le resterons à condition de maintenir à un bas niveau les coûts des redevances du réseau et des redevances publiques, qui représentent aujourd’hui près la moitié du prix payé par le client final.

Si nous voulons garantir l’approvisionnement en électricité, nous devrons respecter le calendrier prévu pour la deuxième étape de l’ouverture du marché de l’électricité en faveur des petits clients. Je présenterai cet été une proposition dans ce sens au Conseil fédéral. Le bilan de l’ouverture du marché pour les gros clients est globalement positif: près de 27 000 gros clients peuvent aujourd’hui choisir librement leur fournisseur d’électricité. Ils consomment près de la moitié du courant, soit environ 30 milliards de kWh/an. Près du quart d’entre eux se sont approvisionnés sur le marché libre, c’est-à-dire aussi dans le reste de l’Europe. Comme l’industrie, les citoyens doivent pouvoir choisir librement leurs fournisseurs et leurs produits.

Même si les négociations avec l’UE sur un accord sur l’électricité sont actuellement gelées, j’estime qu’un tel accord procurerait, en plus de la sécurité du droit et des investissements, des avantages en termes de sécurité de l’approvisionnement et d’intégration de l’énergie hydraulique suisse en Europe. Etant donné que près de 10 % du courant européen transitent par la Suisse, une telle intégration dans le négoce international présenterait aussi des avantages pour l’UE. Pour éviter un fléchissement de l’économie, nous devons coupler les marchés et accéder au marché unique de l’électricité afin de tirer un meilleur parti de notre fonction centrale de réseau. En être exclu aurait de graves répercussions pour les consommateurs suisses, pour l’économie et les entreprises d’électricité. Les autoroutes de l’électricité contourneraient la Suisse. La force hydraulique suisse ne compterait pratiquement plus au niveau européen. Les consommateurs devraient payer leur électricité à un prix supérieur à celui des bourses européennes.

Du point de vue purement technique, nous pourrions nous passer d’accord, mais le prix à payer serait élevé:

  • La participation de la Suisse au marché européen de l’énergie sur une base ad hoc ne serait plus possible. L’accès au marché deviendrait plus difficile et plus cher, les modalités techniques plus compliquées entraînant des coûts supplémentaires. Les gros clients seraient défavorisés par rapport à aujourd’hui puisque le marché ne serait plus libéralisé. L’industrie suisse pâtirait de prix de l’électricité plus élevés.
  • Aujourd’hui, nous jouons un rôle important dans les opérations transfrontalières. En hiver, la Suisse contribue à la sécurité de l’approvisionnement et à la stabilité du réseau chez nos voisins. Nous voulons pour cela une rétribution équitable. Or, à cette fin, il faut coupler les marchés.
  • L’accord nous permettrait de profiter des bas prix négociés à la bourse et des surcapacités existant actuellement dans l’UE. Avec la force hydraulique et la situation de notre réseau, nous disposons d’atouts qu’il ne faudrait pas remettre en question.

Concernant l’approvisionnement en énergie, les responsables de la politique, de l’économie et de la société doivent tenir compte de trois facteurs:

  • l’ouverture aux innovations technologiques: l’avenir de l’approvisionnement énergétique est international et présuppose une intelligence technique;
  • un négoce mondial de l’énergie libre, fonctionnant selon des règles similaires à celles de l’OMC, par exemple sur la base d’une charte de l’énergie réglant le négoce, le transit ainsi que la sécurité des investissements et la coopération des meilleures universités dans le domaine de la recherche;
  • une stratégie englobant celles de l’énergie et des réseaux ainsi que le climat et les ressources.

Si les choses se présentent bien sur le papier, elles n’avancent guère dans la réalité. Au cours des dix dernières années, la Suisse n’est par exemple parvenue à construire que 150 kilomètres de ligne pour le réseau d’électricité ; il en aurait fallu dix fois plus. Cela étant, de nouveaux réseaux équipés de technologie intelligente sont nécessaires.

C’est pourquoi il est aussi nécessaire d’intégrer les technologies de l’information (TIC) à tous les échelons. Nous avons besoin d’une infrastructure intelligente pour l’ensemble de l’approvisionnement en électricité, chaque section du réseau – depuis le compteur d’électricité à la maison jusqu’aux turbines des centrales – devant être intégrée dans un système unique. Grâce à l’achat d’entreprises spécialisées dans la technique des bâtiments (vannes, systèmes de gestion et capteurs), Google pourra bientôt savoir lorsqu’une personne a toutes les chances de se trouver à la maison pour réceptionner un colis du service de livraison. Un « réseau intelligent », alimenté par des milliers de sources d’énergie et relié à des milliers de consommateurs permettrait de réaliser des gains d’efficacité considérables.

Il faut cependant aussi recourir aux TIC pour gérer la volatilité croissante de la production. Dans son étude de prospective Green Revolution, le Réseau européen des gestionnaires de réseau de transport d’électricité (ENTSO-E) table sur une augmentation des énergies renouvelables allant jusqu’à 60 % d’ici 2030. Une telle évolution exigerait de la flexibilité au niveau de la production et des réseaux. Il faudrait aussi y associer les petits producteurs afin d’aplanir les fluctuations dans le réseau.

Le tournant énergétique est nécessaire du point de vue de la politique climatique. Il l’est aussi sur le plan économique pour un pays comme la Suisse tributaire des importations et pauvre en ressources. Mettons donc notre savoir-faire accumulé depuis longtemps au service d’une meilleure durabilité. Fixons des objectifs à long terme et élaborons des plans flexibles afin de rentabiliser nos investissements dans la production énergétique. Il nous reste encore trente à quarante ans pour atteindre ces objectifs dans le cadre du tournant énergétique décidé il y a maintenant deux ans et demi.

Les prochaines années seront difficiles. L’énergie sert malheureusement souvent d’instrument du pouvoir politique. L’Europe devra définir les règles de fonctionnement du marché et l’évolution de la technique du fracking devra être suivie: tous ces facteurs ne seront pas sans répercussions sur la Suisse.

Ce n’est que par le dialogue qu’il sera possible de trouver une réponse aux questions en suspens, d’adapter nos structures, de parvenir à une solution avec Bruxelles et de réaliser une ouverture adéquate du marché qui soit acceptée par la population. Nous voyons chez nos voisins du nord ce que produisent de mauvaises incitations: 100 milliards d’euros dépensés par l’Etat en quatorze ans pour soutenir l’énergie verte. D’un côté, nos voisins démantèlent vaillamment leurs centrales nucléaires, de l’autre, ils importent du gaz et recourent à l’énergie produite à base de charbon. Ces subventions et le bas prix des certificats de CO2 entravent la voie vers un approvisionnement énergétique respectueux de l’environnement.

La politique et la société feraient bien de ne pas annoncer la mort du tournant énergétique et de continuer résolument sur la voie engagée. Quant aux entreprises, elles seraient bien avisées de ne pas s’accrocher aux modèles commerciaux connus, mais, dans la perspective d’un avenir gouverné par l’informatique, de créer de véritables réseaux (à l’image de Swisspower) au-delà des structures limitées. Nous n’avons pas le choix. Nous avons aujourd’hui la possibilité de mettre en place pour les décennies à venir un modèle d’approvisionnement opérationnel et solidement ancré au niveau politique. Il suffit d’avoir la volonté pour y parvenir.

 

Doris Leuthard, Conseillère fédérale, Neue Zürcher Zeitung, 05.05.2014

(Traduction OFEN)

 

 

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Un commentaire pour Doris Leuthard dans la NZZ sur sa politique énergétique

  1. Juste un commentaire sur un point « de détail » dans cet article de la NZZ, car d’autres commenteront abondamment telle ou telle affirmation « gratuite »:
    « Il faudra par conséquent, selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), investir 38 milliards de dollars dans l’infrastructure énergétique d’ici 2035. »
    Rien ne vous étonne dans cette phrase ?
    Ni Madame Leuthard, ni le DETEC, ni l’OFEN ne semblent « sentir » ce que signifie 38 milliards… une paille ! De fait l’AIE parle bien de 38 trillions, soit 38’000 milliards. Comme 20 ans nous séparent de 2035, il s’agit d’une dépense moyenne annuelle de 1’900 milliards par an. Qui dit mieux ?
    Le site officiel de la Confédération a entre temps remis les pendules à l’heure :
    http://www.uvek.admin.ch/dokumentation/00476/03259/03324/03766/index.html?lang=fr ;
    mais il n’y a toujours pas de recettes connues à ce jour pour financer de tels coût astronomiques.

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