Climat : la croyance comme support d’une plainte.

 

Ça y est : après qu’un tribunal hollandais a condamné le gouvernement à lutter plus activement « contre le climat » (ou « pour », je n’y comprends jamais rien que de travers), on apprend que les Verts suisses envisagent de déposer plainte contre le Conseil fédéral qui, lui aussi, n’en ferait pas assez.

Tout gouvernement n’en fait pas assez dans bien des domaines et il en fait trop dans beaucoup d’autres ; peut-on demander aux juges de trier les priorités ? Sans entrer dans le juridisme pointilleux qu’il faudrait donner à cette affaire, il faut souligner ici que cette éventuelle plainte se baserait sur des croyances, mensongères par essence. Les faits observés ne permettent d’établir ni une corrélation ni une causalité univoque qui rend responsables du changement climatique les émissions de gaz à effet de serre (GES) issues de l’activité humaines. Le seul argument qui va dans cette direction est que cela est possible et qu’on peut choisir des modèles qui le calculent ainsi. Or nous savons que la part qui pourrait être attribuable aux GES est plus qu’incertaine et que la sensibilité du climat à la concentration en dioxyde de carbone dans l’atmosphère fait l’objet d’une immense controverse. Les résultats des modèles présentés par le GIEC ne confirment pas les observations dont on dispose. On ne parlera donc même pas de la validité des projections dans le futur : ce sont de vrais oracles.

Malgré sa profonde inanité, je devrais me réjouir que cette plainte soit effectivement déposée. Le juge devra demander des preuves que les plaignants ne pourront pas apporter, car il n’y en a pas. Il ne suffira pas de dire que la vérité est écrite dans les rapports du GIEC, car ce groupement est connu pour être partisan ; il a été créé à cet effet. D’autres experts devront être entendus qui pourront montrer les exagérations, mensonges, erreurs et omissions de ces caciques.

Et puis le juge pourra aussi demander quel est le but que les plaignants affirment ne pas être poursuivi avec assez d’assiduité par le Conseil fédéral. Et quel est le dommage issu d’une telle paresse ? Et là on rigolera, car prétendre lutter contre un « dérèglement climatique » suppose qu’il y ait un réglage préalable, un climat idéal à stabiliser, et des boutons à presser pour en assurer le contrôle, c’est à dire des moyens efficace pour y arriver. La victime est difficile à déceler, les inconvénients qu’elle subirait ne pourraient-ils pas aussi être des avantages ?

Pas de but valable, pas de moyens pour y arriver, pas de dégâts évidents ; une contre-plainte devrait être déposée pour que le Conseil fédéral arrête d’en faire trop à ce sujet.

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