À lire absolument cette analyse de l’éolien en France par Mme Simone Wapler, parue sur son site le 18 août 2016 et dans Contrepoints le 22 août 2016.

À lire absolument cette analyse de l’éolien en France par Mme Simone Wapler, parue sur son site le 18 août 2016 et dans Contrepoints le 22 août 2016.

Chacun a en mémoire ce conte d’Andersen « Les habits neufs de l’empereur » dans lequel aucun courtisan n’ose dire qu’il ne voit pas les habits de l’empereur, faits par des charlatans dans un tissu soi-disant invisible pour les sots. Jusqu’à ce qu’un enfant ose dire tout haut dans la rue : « Mais le roi est nu ». Cette fable s’applique bien à la Transition énergétique : chacun en commente l’habillage : séduisant ou affreux, économique ou hors de prix,…. Et pourtant il n’y a pas d’habits. Vous allez comprendre l’analogie.
Plusieurs producteurs suisses d’électricité sont en difficulté financière depuis 2 ans à cause des prix bas du courant sur le marché européen, qui est de l’ordre de 4ct/kWh et souvent en-dessous de 2 cts. L’Allemagne est souvent montrée du doigt. Certains critiquent son usage immodéré du charbon, alors que d’autres accusent les énergies renouvelables excédentaires. Une analyse plus détaillée parait donc nécessaire pour y voir plus clair.
Il faut aussi relever la responsabilité de certains opérateurs suisses. Notre industrie électrique pourrait ne pas survivre si la politique ne reprend pas les choses en main. La situation présente oblige aussi à mettre en question certains aspects de la stratégie énergétique de la Confédération.
À propos de :
LE NUCLÉAIRE, CHRONIQUE D’UN FIASCO TECHNOLOGIQUE
CAMPUS N° 125, JUIN 2016, le magazine scientifique de l’université de Genève
http://www.unige.ch/communication/Campus/campus125/Campus125_WEB-120.pdf

CAMPUS, magazine scientifique de l’Université de Genève, publie un dossier sur le nucléaire dans son dernier no 125 de juin 2016. Une bonne initiative en soi : plus de 40 pages qui auraient pu permettre un vrai débat. On attendait une bonne information sur les faits, des contributions d’experts compétents et connaisseurs, de l’université et du terrain, avec différents points de vue sur les conclusions qu’on peut tirer des faits. Bref un document qui aide un non spécialiste à former sa propre opinion. Surtout que les décisions définitives en relation avec le fameux Tournant énergétique devraient bientôt être prises par le Parlement, sans que la situation sur le fond se soit beaucoup éclaircie pour le citoyen concerné.
Hélas, rien de toutes ces attentes légitimes : le dossier maltraite son sujet et passe à côté de la cible. Pourquoi ?
Selon Jean-Louis Butré – président de la Fédération environnement durable, qui lutte contre la multiplication des parcs éoliens en France –, le développement non maîtrisé (et peu rentable) des énergies alternatives risque de conduire au démantèlement du fleuron français, EDF, mettant à mal l’indépendance de l’Hexagone en matière de production d’électricité.
Les Québécois auront une facture salée pour des éoliennes dont ils n’avaient nullement besoin. La situation est similaire en France.
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Le Temps du 9 avril rapporte les impressions et états d’âme du Conseiller administratif genevois Rémy Pagani… et tronque honteusement les propos du directeur de la centrale, Alain Litaudon.
Voici une mise au point.

La consommation d’énergie primaire de 2015 en Allemagne est toujours couverte à 79,5% par des agents fossiles, comme en 2014, et à 12,5% par des sources renouvelables (11,5% en 2014). Pas moins de 33,9% sont dus au pétrole, 21,1% au gaz, et 24,5% sont dus au lignite (11,8%) et à l’anthracite (12,7%) qui servent à produire de l’électricité.
De nouvelles formes de stockage d’électricité existeront qui – selon une lettre de lecteur de M. Serge Ansermet, ancien secrétaire du WWF Vaud, parue dans Le Temps du 21 mars – deviendraient moins coûteuses que nos barrages. Il faut se confronter aux chiffres pour relativiser ces dires.