Que voilà une nouvelle paradoxale ? Dans nos gros titres habituels, les mots start-up et innovation (et autres Cleantech) sont régulièrement présentés comme des options d’avenir et opposées à un nucléaire dangereux ou pire, ringard.
Comment faire percevoir le nucléaire tel qu’il est, à savoir une énergie disponible en grande quantité et à bas prix, et surtout avec un bilan écologique parmi les meilleurs, à condition de prendre des précautions de sécurité nécessaires efficaces et réalisables ? Donc une bonne affaire pour tous les consommateurs, petits et grands, soucieux de leur portemonnaie comme de l’environnement, bonne affaire qu’il faudrait promouvoir plutôt qu’interdire. Faut-il partir dans les chiffres, rappeler que la fission d’un gr d’Uranium 235 dégage autant d’énergie que la combustion d’une tonne et demie de pétrole, qui plus est sans interaction avec la biosphère (pas de gaz d’échappement). Ou faut-il recourir à des considérations philosophiques sur l’acceptation d’une technologie sous des conditions strictes de sécurité et en faisant un bon usage des experts scientifiques?
Un article récent (http://lesobservateurs.ch/2016/01/28/nucleaire-les-opposants-harcelent-jouent-sur-la-peur-mais-ninforment-pas/ ) a suscité des commentaires souvent répétés favorables à une interdiction a priori de technologie, avec des arguments qui jouent beaucoup sur la diabolisation des techniques et des scientifiques et font penser au Moyen-Âge et aux bûchers de l’Inquisition.
Y-a-t-il une recette miracle contre la panique et l’aveuglement ?
Et si l’on regardait simplement un peu ce qui se passe en dehors de la Suisse et de l’Allemagne ? On découvre, par exemple, qu’aux USA, les start-up investissent dans le nucléaire. Les mots « start-up » et « innovation » sont devenus tellement tendance, cela pourrait-il faire bouger les fronts ?
Lire à cet égard ci-dessous l’interview d’Eugene S. Grecheck, président de l’ANS (American Nuclear Society) publiée dans Industrie & Technologie
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