Une analyse de M. Jean-Pierre Riou publiée le 29 septembre 2015 dans Contrepoints.

Une analyse de M. Jean-Pierre Riou publiée le 29 septembre 2015 dans Contrepoints.

PARCS EOLIENS SUISSES : QUELLE PRODUCTIVITE ?
La stratégie énergique 2050 du Conseil Fédéral est l’objet de débats récurrents. Parmi eux, la productivité des projets de parcs éoliens fait polémique, principalement par manque de données concrètes publiquement disponibles. Le document technique annexé à cet article ( tech_eolien_BJ_sep2015 ) tente d’éclaircir le sujet avec une approche la plus quantitative possible et une large bibliographie. Nous en présentons ici un résumé. Le scepticisme doit être de mise. La comparaison avec les pays voisins suscite à elle seule le doute – les projets suisses promettent mieux que le Royaume-Uni, pays le plus venté d’Europe. Les vitesses de vents nécessaires aux performances revendiquées sont souvent largement supérieures aux valeurs publiées par l’Office Fédéral de l’Energie, sans le moindre commentaire des promoteurs. Et apparement sans contrôle par les autorités qui octroient les autorisations de construire.

Le Parlement a traité de la Stratégie énergétique 2050 proposée par le Conseil fédéral. Les débats ont surtout porté sur l’électricité. On veut à la fois abaisser notre consommation d’énergie, et en particulier celle d’électricité, ainsi que nos émissions de CO2, et renoncer au nucléaire, en n’autorisant plus de nouvelles centrales …
Quelque 105 entreprises suisses se manifestent publiquement pour déclarer leurs craintes envers la Stratégie énergétique 2050 des Chambres fédérales. Et non des moindres : les géants de l’industrie d’exportation : ASEA-Brown-Boveri, Clariant, BASF, Siemens, Lonza ; des symboles forts du dynamisme créatif de ce pays : Schindler, Bobst, EMS Chemie, Stalder Rail, Roche, Georg Fischer, V-Zug, Syngenta, Huber-Suhner ; et encore une liste impressionnante de PME, cette épine dorsale de l’économie suisse.
Ces entreprises ont beaucoup en commun : des milliers, des dizaines de milliers de places de travail ; des producteurs de valeur ajoutée, des exportateurs, et non pas des bénéficiaires de subventions. D’authentiques porte-paroles de la vraie économie suisse. Voici leur lettre adressée aux membres du Conseil des États le 15 septembre 2015.
Un billet de M. Michel Gay publié le 21 septembre 2015 sur le site Contrepoints.
Décryptage de la peur du nucléaire.


Sur le site de l’EIKE, l’Institut Européen pour le Climat et l’Énergie, on peut trouver les données statistiques jour par jour pour l’électricité en Allemagne durant le mois d’août. Édifiant !

Nos grands barrages sont à la peine. On parle de Grounding à la Swissair. Alpiq annonce près 900 millions de perte pour le 1er semestre 2015. La gestion des électriciens n’est pas en cause. Le problème vient de l’addition de deux éléments de politique énergétique qui sont en train de dégrader gravement les conditions cadres de l’industrie électrique: la transition énergétique et l’ouverture du marché de l’électricité. Interviewé au Téléjournal, Walter Steinmann, directeur de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN), ardent promoteurs de ces deux piliers de la politique énergétique, fait cette déclaration ahurissante : « Alpiq est seule responsable de ses malheurs. Elle a eu tort d’investir dans l’hydraulique et le nucléaire, au lieu d’investir dans l’éolien, le solaire et l’efficacité énergétique ». Explication de texte.
Une analyse publiée par M. Michel Gay le 4 septembre 2015 dans Contrepoints.
Les dommages collatéraux sociaux, humains et financiers des énergies renouvelables seront douloureux.

Une mise au point bien venue, publiée le 19 août 2015 par M. Michel Gay dans Contrepoints.