Miracle ou compromis acceptables ?

Tels étaient le titre et le sous-titre de la conférence qu’a donnée le 11 mai 2015 Jean-Marc Jancovici, invité du Club 44 à la Chaux-de-Fonds .
Miracle ou compromis acceptables ?

Tels étaient le titre et le sous-titre de la conférence qu’a donnée le 11 mai 2015 Jean-Marc Jancovici, invité du Club 44 à la Chaux-de-Fonds .

Les questions en suspens sur la transition énergétique ne manquent pas. Tour d’horizon de ces interrogations qui devraient amener à repenser cette transition.
Le 10 mai 2015 M. Michel Gay a posé les bonnes questions sur le site Contrepoints …
Ou en document PDF : Michel Gay_Transition énergétique _ warum _ _ Contrepoints_10-05-2015


(Photos de la halle du dépôt intermédiaire « Zwilag »)
La question des déchets nucléaires revient souvent, mais généralement sous forme d’une affirmation péremptoire négative : « Il n’y a pas de solutions aux déchets ! » Un point c’est tout ! Nous avons ici déjà dénoncé cette fausse assertion que l’on entend jusque dans la bouche de certains de nos politiques peu au fait des avancées obtenues par des travaux de recherche menés de par le monde sur la question. Les Suédois et les Finlandais sont déjà en train de mettre en œuvre des installations souterraines de stockage, mais on ne le lit pas dans la presse suisse. On oublie parfois que c’est en 2006 déjà que le Conseil fédéral a approuvé la démonstration de la faisabilité pour la gestion des déchets hautement radioactifs et qu’il a entériné le concept le stockage en profondeur.

En vue de la mise en œuvre de la « Transition énergétique » de la France, l’un des rôles de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) est d’aider le gouvernement à prendre des décisions. Mais comment peut-on « aider à la décision » avec des études aussi peu sérieuses et des conclusions aussi éloignées des réalités ?
M. Michel Gay a publié le 28 avril 2015 un nouveau billet d’humeur à lire sur le site Contrepoints, complété par une annexe en 8 points pertinents sur autant de problématiques ignorées par l’ADEME.
L’accident CFF de Daillens incite à revenir sur la manière dont notre société débat et gère les risques, manière assez différente selon la technologie concernée : chimie, aéronautique ou nucléaire.
Deux éléments de réflexions en relation avec l’accident CFF de Daillens:
1) l’attitude de Doris Leuthard : son agacement face aux critiques montre que réagir à chaud sur un accident peu banal, à la veille d’élections fédérales, est un exercice plus difficile que de promettre le nirvana énergétique pour 2050.
2) en matière de transport de matières dangereuses chimiques et nucléaires, il vaut la peine de comparer les approches de sécurité. Si on gratte la réalité derrière les idées reçues, le nucléaire est plus une solution que le problème.
Pour soutenir la « Stratégie énergétique 2050 », qui s’oppose à la construction de nouvelles centrales nucléaires en Suisse, certains de nos politiques, à bout d’arguments sécuritaires, aiment rappeler des questions de coûts d’investissement qui seraient faramineux et que, soi-disant, personne ne voudrait financer, sans mentionner l’importance prioritaire des faits environnementaux mis en jeu. Rappelons-le, la « Stratégie énergétique 2050 » qu’on nous propose à Berne a été suscitée suite à la catastrophe de Fukushima qui pourtant, dans son volet nucléaire, n’a fait périr personne pour des raisons d’irradiation, il importe de le redire. En effet cette stratégie est orientée prioritairement vers la suppression de l’énergie nucléaire en Suisse du fait aussi − ce qui impressionne plus d’un politique − que l’Allemagne a choisi cette voie. Regardons-y de plus près !

Le nombre de centrales nucléaires en construction dans le monde, 72 à fin 2014, n’a jamais été aussi élevé depuis vingt cinq ans, dont 29, soit 40%, se trouvent en Chine, et 176 sont projetées, dont 58, soit 33%, aussi en Chine …
Le site Internet « Géopolitique de l’Électricité » de l’ONG Global Electrification publie régulièrement une Lettre Géopolitique de l’Électricité ; sa dernière a pour titre :
La Chine, chevalier blanc de l’industrie nucléaire française ?

Une interview et trois articles parus sur le site l’Opinion.
Comment font nos voisins en matière de transition énergétique ? Voyage dans le monde des énergies renouvelables, avec ses subventions, ses échecs et ses succès…
… Le modèle de la Suède …
… Et le contre-exemple de l’Allemagne …

… De son côté, le Royaume-Uni, toujours prudent, mise sur la sécurité d’approvisionnement …

… Et le fiasco solaire en Espagne …

Voici un billet d’humeur, paru sur le site Contrepoints.

Coup de gueule d’István Markó,
Istvan Marko est Professeur à l’UCL (Université catholique de Louvain), en Belgique. Il est aussi le directeur scientifique de la publication du livre : Climat : 15 vérités qui dérangent (2e édition, 2014, Texquis, Bruxelles, par un collectifs de huit auteurs), à propos des affirmations sur le CO2 et le réchauffement (ou changement, ou dérèglement …) climatique sans cesse répétées dans les médias. Professeur de chimie organique, il sait de quoi il parle.
Un article de l’Institut Turgot

M. Michel de Rougemont nous autorise à reprendre son billet d’humeur publié sur son site le 14 avril 2015, suscité à la suite du débat public « L’État face aux défis de l’économie verte » organisé à l’EPFL le 13 avril 2015.